Déléguer, la clé pour mieux soigner

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Les protocoles de coopération pour les soins non programmés ont été ouverts en 2022 aux CPTS dans l’objectif d’améliorer la prise en charge du patient tout en faisant gagner du temps aux médecins. À la CPTS Quercy Garonne, c’est le protocole cystite qui vient d’être mis en place. Entretien avec Éric Soulé, kinésithérapeute et membre de l’équipe porteuse du projet.

Un double gain de temps

Au nombre de six, les protocoles nationaux pour les soins non programmés ont d’abord été mis en place en MSP en 2020 avant d’être ouverts aux CPTS à l’été 2022, permettant ainsi de toucher un territoire plus grand. Leur objectif ? Il est en réalité double. Pour les patients, ces protocoles visent à améliorer leur prise en charge en réduisant le temps d’attente. Pour les professionnels de santé, ils permettent de désengorger les urgences et gagner du temps médical en déléguant certaines tâches pour se concentrer sur des cas considérés comme plus complexes.  

Un fonctionnement pluriprofessionnel

Les protocoles de coopération SNP sont mis en place au sein des CPTS par une équipe de professionnels de santé volontaires. Les médecins généralistes, au centre du processus, vont former les infirmiers, pharmaciens et kinésithérapeutes au protocole de soin en question, mais également mettre en place un système de communication. Ce système permet par exemple aux pharmaciens de prescrire des médicaments ou aux kinés de prescrire des radios. “C’est un formidable outil pluriprofessionnel et aussi un formidable outil de formation qui met tout le monde au même niveau de connaissances” , souligne Éric Soulé, kinésithérapeute faisant partie de la CPTS Quercy Garonne.

Un démarrage imminent

Au sein de la CPTS Quercy Garonne, les médecins généralistes sont engagés dans l’instauration de solutions pour palier à la désertification médicale qui touche le territoire. C’est ainsi que le protocole de coopération SNP cystite est en train d’être mis en place. À ce jour, il n’a pas encore démarré car c’est un processus qui demande du temps. “On travaille avec les institutions, il faut déclarer à l’ARS et prévenir la sécurité sociale que de nouvelles ordonnances vont arriver, mais aussi créer nos supports de formation. Mais on espère pouvoir démarrer très bientôt”, explique Éric Soulé. L’équipe a d’ailleurs déjà commencé à travailler sur le développement d’un des cinq autres protocoles de coopération SNP, celui de l’entorse cheville.

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